Le load balancing est l’un de ces termes techniques figurant dans chaque devis de borne de recharge, mais il est rarement bien expliqué. Pourtant, il fait toute la différence entre une installation qui fonctionne sans problème pendant des années et une installation qui fait sauter les fusibles principaux ou génère structurellement des coûts de réseau plus élevés. Nous vous expliquons de quoi il s’agit, quels types existent et quand vous avez besoin de l’un ou de l’autre.

Qu’est-ce que le load balancing ?

Le load balancing est la répartition automatique de la puissance électrique disponible entre différents consommateurs — dans ce cas, un ou plusieurs points de recharge et éventuellement le reste d’un bâtiment — afin que la puissance maximale du raccordement ne soit jamais dépassée.

Le gain pratique : vous pouvez installer plus de points de recharge que ce que votre raccordement permettrait strictement, car ils ne chargeront jamais tous à pleine puissance en même temps. Et vous évitez qu’une session de recharge ne fasse sauter le fusible principal lorsqu’il y a une forte consommation ailleurs dans le bâtiment.

Static versus dynamic load balancing

Static load balancing répartit une puissance prédéfinie entre plusieurs points de recharge. Une installation comprenant 4 points de recharge et un budget fixe de 22 kW répartira ces 22 kW entre les sessions actives, indépendamment de la consommation ailleurs dans le bâtiment. Simple, robuste, mais inefficace : la puissance disponible ailleurs n’est pas exploitée.

Dynamic load balancing mesure, via un capteur dans l’armoire électrique, la puissance consommée par le reste du bâtiment à chaque instant et ajuste en continu la puissance disponible pour les points de recharge. La nuit, lorsqu’un bureau est pratiquement vide, les points de recharge bénéficient de la quasi-totalité du raccordement. Pendant la journée, lorsque les machines et le HVAC fonctionnent, ils réduisent automatiquement leur puissance.

Pour la plupart des installations de PME et de copropriétés (VME), le dynamic load balancing est aujourd’hui la norme. Le surcoût par rapport au statique est limité et le gain opérationnel — plus de points de recharge sur le même raccordement, pas de renforcement du réseau nécessaire — est considérable.

Quand le load balancing est-il strictement nécessaire ?

  • À partir de 2 points de recharge sur le même raccordement dans une habitation ou une petite entreprise, pour permettre une recharge simultanée sans déclenchement du fusible.
  • Pour les installations où le renforcement du réseau est coûteux ou impossible, comme les anciens bâtiments industriels ou les copropriétés.
  • Lorsqu’il existe d’autres gros consommateurs : pompe à chaleur, machines de production, refroidissement.
  • En combinaison avec des panneaux solaires et une batterie, pour maximiser l’utilisation de l’autoproduction.

Quels sont les points d’attention lors de l’installation ?

  • Le capteur dans l’armoire électrique doit être correctement dimensionné et configuré — une mesure erronée rend l’ensemble du système peu fiable.
  • Le logiciel doit pouvoir gérer le déséquilibre dans les raccordements triphasés : tous les ménages ou entreprises ne répartissent pas leur consommation de manière égale sur les trois phases.
  • Lors d’une extension ultérieure (points de recharge supplémentaires, batterie, pompe à chaleur), la logique de balancing doit pouvoir évoluer — choisissez donc une borne et un backoffice évolutifs.
  • Pour les copropriétés, une couche de load balancing partagée au niveau du bâtiment est essentielle pour assurer un décompte individuel correct.

Ce que cela rapporte en chiffres

Pour une PME disposant de 8 points de recharge et d’un raccordement de 80 A, le dynamic load balancing évite généralement un renforcement du réseau qui coûterait entre 3 000 € et 8 000 €, en plus d’un tarif de raccordement mensuel plus élevé. Pour une copropriété avec 12 points de recharge, ce montant est souvent bien plus élevé.

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